C’était avec joie que notre société a accepté l’invitation à la cérémonie du Prix de sous-titrage 2011-2012 organisée le 20 mars à Paris. Selon l’organisateur, l’Association des Traducteurs/Adaptateurs de l’Audiovisuel (ataa), le prix vise à  “faire parler de nos métiers et à replacer la traduction audiovisuelle au cœur du processus de création d’une œuvre en lui redonnant de la visibilité”.

Et les lauréats sont…

  • Dans la catégorie traduction/adaptation à partir d’une langue non-anglophone : Massoumeh Lahidji, pour Une Séparation (distribué par Memento Films).  Massoumeh Lahidji s’en sort avec brio sur ce film bourré de dialogues ultra-rapides en persan. Les sous-titres français sont fluides (on oublie qu’on est en train de lire des sous-titres) et les différences culturelles adaptées afin de permettre aux spectateurs occidentaux de capter les nombreuses problématiques sociétales et religieuses qui se tissent en toile de fond.
  • Dans la catégorie traduction/adaptation à partir de l’anglais : Pascale Joseph, pour Bon à Tirer (B.A.T.) (distribué par Warner). Ce film, une comédie grand public dans la pure tradition hollywoodienne, est plutôt léger mais son sous-titrage a dû poser bien des défis à Pascale Joseph qui tire son épingle du jeu, adaptant avec prouesse les multiples références culturelles et jeux de mots (la bête noire de tout traducteur). Ses sous-titres ont la capacité à faire éclater de rire autant que les dialogues d’origine.

Chapeau bas à ces deux lauréates et à tous les autres traducteurs de l’audiovisuel qui oeuvrent trop souvent dans l’ombre !